Racine : Bérénice I, 1 et 2, V 5 ; MES Klaus Michael Grüber, 1984, [L'espace dramatique : du texte à l'interprétation du scénographe Aillaud] Annales 0 de 2001

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Ludmila Mikaël

dans le rôle-titre de Bérénice de Racine, en 1984

Ce document n'est pas dans les Annales 0, mais rend compte plus clairement du décor de Gilles Aillaud. 


Racine : Bérénice Préface, I, 1 et 2, V 5 : MES Klaus Michael Grüber, 1984, [L'espace dramatique : du texte à l'interprétation du scénographe Allaud]

 

[Les textes qui suivent font partie des Annales 0 de l'EAF de 2001. Elles portent sur 2 Objet s d'Etude : Théâtre texte et représentation, et Convaincre, persuader, délibérer), accompagné d'un document iconographique. Vous trouverez les questions à la fin. A- Jean Racine (1639-1699), Bérénice, Acte I, scène.1.  B - Jean Racine, Bérénice Acte V, scène. 5 (vers. 1303-1347) ; C - Interview du scénographe et peintre Gilles. Aillaud (1928), parue dans Théâtre aujourd'hui, CNDP, 1993 ; D - Document iconographique : Photo de la mise en scène de Klaus Michael Grüber à la Comédie-Française, 1986. L'argument de la pièce pourrait se résumer à cette phrase de Suétone dans La vie des douze Césars que Racine cite dans sa préface: "Titus, qui aimait passionnément Bérénice, et qui même, à ce qu'on croyait, lui avait promis de l'épouser, la renvoya de Rome, malgré lui et malgré elle, dès les premiers jours de son empire". en cractères bleux le découpage des Annales 0]

 Sur le parcours de Grüber : Grüber : par Solis, Thibaudat, Mikaël

La préface manisfeste de Bérénice : Racine : Préface de Bérénice,




ACTE PREMIER

Scène 1

Antiochus, Arsace


Antiochus

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux,

Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux.

Souvent ce cabinet superbe et solitaire

Des secrets de Titus est le dépositaire.

C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour,

Lorsqu'il vient à la reine expliquer son amour.

De son appartement cette porte est prochaine,

Et cette autre conduit dans celui de la reine.

Va chez elle: dis-lui qu'importun à regret

J'ose lui demander un entretien secret.

Arsace

Vous, Seigneur, importun? vous, cet ami fidèle

Qu'un soin si généreux intéresse pour elle ?

Vous, cet Antiochus son amant autrefois ?

Vous, que l'Orient compte entre ses plus grands rois ?

Quoi? déjà de Titus épouse en espérance,

Ce rang entre elle et vous met-il tant de distance ?

Antiochus

Va, dis-je; et sans vouloir te charger d'autres soins,

Vois si je puis bientôt lui parler sans témoins.

 

Scène 2

Antiochus, seul

 

Antiochus


Eh bien, Antiochus, es-tu toujours le même ?

Pourrai-je, sans trembler, lui dire: "Je vous aime ?"

Mais quoi ? déjà je tremble, et mon cœur agité

Craint autant ce moment que je l'ai souhaité.

Bérénice autrefois m'ôta toute espérance ;

Elle m'imposa même un éternel silence.

Je me suis tu cinq ans, et jusques à ce jour,

D'un voile d'amitié j'ai couvert mon amour.

Dois-je croire qu'au rang où Titus la destine

Elle m'écoute mieux que dans la Palestine ?

Il l'épouse. Ai-je donc attendu ce moment

Pour me venir encor déclarer son amant ?

Quel fruit me reviendra d'un aveu téméraire ?

Ah ! puisqu'il faut partir, partons sans lui déplaire.

Retirons-nous, sortons, et sans nous découvrir,

Allons loin de ses yeux l'oublier, ou mourir.

Hé quoi ? souffrir toujours un tourment qu'elle ignore ?

Toujours verser des pleurs qu'il faut que je dévore ?

Quoi ? même en la perdant redouter son courroux ?

Belle reine, et pourquoi vous offenseriez-vous ?

Viens-je vous demander que vous quittiez l'empire ?

Que vous m'aimiez ? Hélas ! je ne viens que vous dire

Qu'après m'être longtemps flatté que mon rival

Trouverait à ses vœux quelque obstacle fatal,

Aujourd'hui qu'il peut tout, que votre hymen s'avance,

Exemple infortuné d'une longue constance,

Après cinq ans d'amour et d'espoir superflus,

Je pars, fidèle encor, quand je n'espère plus.

Au lieu de s'offenser, elle pourra me plaindre.

Quoi qu'il en soit, parlons : c'est assez nous contraindre.

Et que peut craindre, hélas ! un amant sans espoir

Qui peut bien se résoudre à ne la jamais voir ?

 

Scène 3

Antiochus, Arsace

 

Antiochus

Arsace, entrerons-nous ?

Arsace

Arsace, entrerons-nous ? Seigneur, j'ai vu la reine ;

Mais, pour me faire voir, je n'ai percé qu'à peine

Les flots toujours nouveaux d'un peuple adorateur

Qu'attire sur ses pas sa prochaine grandeur.

Titus, après huit jours d'une retraite austère,

Cesse enfin de pleurer Vespasien son père.

Cet amant se redonne aux soins de son amour,

Et si j'en crois, Seigneur, l'entretien de la cour,

Peut-être avant la nuit l'heureuse Bérénice

Change le nom de reine au nom d'impératrice.

Antiochus

Hélas !

Arsace

Hélas ! Quoi ? ce discours pourrait-il vous troubler ?

Antiochus

Ainsi donc sans témoins je ne lui puis parler ?

Arsace

Vous la verrez, Seigneur: Bérénice est instruite

Que vous voulez ici la voir seule et sans suite.

La reine d'un regard a daigné m'avertir

Qu'à votre empressement elle allait consentir,

Et sans doute elle attend le moment favorable

Pour disparaître aux yeux d'une cour qui l'accable.

Antiochus

Il suffit. Cependant n'as-tu rien négligé

Des ordres importants dont je t'avais chargé ?

Arsace

Seigneur, vous connaissez ma prompte obéissance.

Des vaisseaux dans Ostie armés en diligence,

Prêts à quitter le port de moments en moments,

N'attendent pour partir que vos commandements.

Mais qui renvoyez-vous dans votre Comagène ?

Antiochus

Arsace, il faut partir quand j'aurai vu la reine.

Arsace

Qui doit partir ?

Antiochus

Qui doit partir ? Moi.

Arsace

Qui doit partir ? Moi. Vous ?

Antiochus

Qui doit partir ? Moi. Vous ? En sortant du palais,

Je sors de Rome, Arsace, et j'en sors pour jamais.

Arsace

Je suis surpris sans doute, et c'est avec justice.

Quoi ? depuis si longtemps la reine Bérénice

Vous arrache, Seigneur, du sein de vos Etats,

Depuis trois ans dans Rome elle arrête vos pas ;

Et lorsque cette reine, assurant sa conquête,

Vous attend pour témoin de cette illustre fête,

Quand l'amoureux Titus, devenant son époux,

Lui prépare un éclat qui rejaillit sur vous...

Antiochus

Arsace, laisse-la jouir de sa fortune,

Et quitte un entretien dont le cours m'importune.

Arsace

Je vous entends, Seigneur: ces mêmes dignités

Ont rendu Bérénice ingrate à vos bontés.

L'inimitié succède à l'amitié trahie.

Antiochus

Non, Arsace, jamais je ne l'ai moins haïe.

Arsace

Quoi donc ? de sa grandeur déjà trop prévenu,

Le nouvel empereur vous a-t-il méconnu ?

Quelque pressentiment de son indifférence

Vous fait-il loin de Rome éviter sa présence ?

Antiochus

Titus n'a point pour moi paru se démentir :

J'aurais tort de me plaindre.

Arsace

J'aurais tort de me plaindre. Et pourquoi donc partir ?

Quel caprice vous rend ennemi de vous-même ?

Le ciel met sur le trône un prince qui vous aime,

Un prince qui jadis témoin de vos combats,

Vous vit chercher la gloire et la mort sur ses pas,

Et de qui la valeur, par vos soins secondée,

Mit enfin sous le joug la rebelle Judée.

Il se souvient du jour illustre et douloureux

Qui décida du sort d'un long siège douteux.

Sur leur triple rempart les ennemis tranquilles

Contemplaient sans péril nos assauts inutiles ;

Le bélier impuissant les menaçait en vain.

Vous seul, Seigneur, vous seul, une échelle à la main,

Vous portâtes la mort jusque sur leurs murailles.

Ce jour presque éclaira vos propres funérailles :

Titus vous embrassa mourant entre mes bras,

Et tout le camp vainqueur pleura votre trépas.

Voici le temps, Seigneur, où vous devez attendre

Le fruit de tant de sang qu'ils vous ont vu répandre.

Si pressé du désir de revoir vos Etats,

Vous vous lassez de vivre où vous ne régnez pas,

Faut-il que sans honneur l'Euphrate vous revoie ?

Attendez pour partir que César vous renvoie

Triomphant et chargé des titres souverains

Qu'ajoute encore aux rois l'amitié des Romains.

Rien ne peut-il, Seigneur, changer votre entreprise ?

Vous ne répondez point ?

Antiochus

Vous ne répondez point ? Que veux-tu que je dise ?

J'attends de Bérénice un moment d'entretien.

Arsace

Eh bien, Seigneur ?

Antiochus

Eh bien, Seigneur ? Son sort décidera du mien.

Arsace

Comment ?

Antiochus

Comment ? Sur son hymen j'attends qu'elle s'explique.

Si sa bouche s'accorde avec la voix publique,

S'il est vrai qu'on l'élève au trône des Césars,

Si Titus a parlé, s'il l'épouse, je pars.

Arsace

Mais qui rend à vos yeux cet hymen si funeste ?

Antiochus

Quand nous serons partis, je te dirai le reste.

Arsace

Dans quel trouble, Seigneur, jetez-vous mon esprit ?

Antiochus

La reine vient. Adieu. Fais tout ce que j'ai dit.


 

Acte V

Scène 5.

Titus, Bérénice, Phénice

Bérénice

Non, je n'écoute rien. Me voilà résolue :

Je veux partir. Pourquoi vous montrer à ma vue ?

Pourquoi venir encore aigrir mon désespoir ?

N'êtes-vous pas content ? Je ne veux plus vous voir.

Titus

Mais, de grâce, écoutez.

Bérénice

Il n'est plus temps.

Titus

Madame,

Un mot.

Bérénice

Non.

Titus

Dans quel trouble elle jette mon âme !

Ma Princesse, d'où vient ce changement soudain ?

Bérénice

C'en est fait. Vous voulez que je parte demain;

Et moi, j'ai résolu de partir tout à l'heure,

Et je pars.

Titus

Demeurez.

Bérénice

Ingrat ! que je demeure?

Et pourquoi ? Pour entendre un peuple injurieux

Qui fait de mon malheur retentir tous ces lieux ?

Ne l'entendez-vous pas, cette cruelle joie,

Tandis que dans les pleurs moi seule je me noie ?

Quel crime, quelle offense, a pu les animer ?

Hélas! et qu'ai-je fait que de vous trop aimer?

Titus

Ecoutez-vous, Madame, une foule insensée ?

Bérénice

Je ne vois rien ici dont je ne sois blessée.

Tout cet appartement préparé par vos soins,

Ces lieux, de mon amour si longtemps les témoins,

Qui semblaient pour jamais me répondre du vôtre,

Ces festons, où nos noms enlacés l'un dans l'autre,

A mes tristes regards viennent partout s'offrir,

Sont autant d'imposteurs que je ne puis souffrir.

Allons, Phénice.

Titus

O ciel! Que vous êtes injuste !

Bérénice

Retournez, retournez vers ce sénat auguste

Qui vient vous applaudir de votre cruauté.

Eh bien, avec plaisir l'avez-vous écouté ?

Etes-vous pleinement content de votre gloire ?

Avez-vous bien promis d'oublier ma mémoire ?

Mais ce n'est pas assez expier vos amours :

Avez-vous bien promis de me haïr toujours ?

Titus

Non, je n'ai rien promis. Moi, que je vous haïsse !

Que je puisse jamais oublier Bérénice !

Ah dieux! dans quel moment son injuste rigueur

De ce cruel soupçon vient affliger mon cœur !

Connaissez-moi, Madame, et depuis cinq années,

Comptez tous les moments et toutes les journées

Où, par plus de transports et par plus de soupirs,

Je vous ai de mon cœur exprimé les désirs :

Ce jour surpasse tout. Jamais, je le confesse,

Vous ne fûtes aimée avec tant de tendresse,

Et jamais...

Bérénice

Vous m'aimez, vous me le soutenez,

Et cependant je pars, et vous me l'ordonnez !


Quoi ? dans mon désespoir trouvez-vous tant de charmes?

Craignez-vous que mes yeux versent trop peu de larmes ?

Que me sert de ce cœur l'inutile retour ?

Ah, cruel! par pitié, montrez-moi moins d'amour;

Ne me rappelez point une trop chère idée,

Et laissez-moi du moins partir persuadée

Que déjà de votre âme exilée en secret,

J'abandonne un ingrat qui me perd sans regret.

(Il lit une lettre.)

Vous m'avez arraché ce que je viens d'écrire.

Voilà de votre amour tout ce que je désire :

Lisez, ingrat, lisez, et me laissez sortir.

Titus

Vous ne sortirez point, je n'y puis consentir.

Quoi? ce départ n'est donc qu'un cruel stratagème?

Vous cherchez à mourir ? et de tout ce que j'aime

Il ne restera plus qu'un triste souvenir ?

Qu'on cherche Antiochus, qu'on le fasse venir.

(Bérénice se laisse tomber sur un siège.)





Gruber_b-r-nice_Annales-0.jpgDocument des Annales 0

Gilles Aillaud, Théâtre aujourd'hui

[C'est en peintre avant tout que Gilles Aillaud a conçu la scénographie20 de Bérénice mise en scène par Klaus Michael Grüber (Comédie-Française, 1984).


- Comment avez-vous abordé cette scénographie[1] ?

- Au départ, travailler sur Bérénice me faisait très peur. Car je pense que ce n'est pas une pièce à représenter mais à lire. Racine, à mon sens, n'est pas très théâtral et particulièrement cette oeuvre. Pour une question de langage. C'est comme si on voulait mettre en scène un poème de Baudelaire. Ce serait quelque peu absurde.

- L'élaboration de votre travail s'est-elle faite à partir de références à la représentation classique de la

tragédie ?

 

- Non. absolument pas. Je ne me suis inspiré d'aucune théorie particulière et n'ai eu recours à aucune référence.


- Avez-vous travaillé à partir d'images suggérées par la lecture de la pièce ?

 

Les images ne sont pas venues. Alors, en désespoir de cause, j'ai recréé sur scène l'appartement habité par Grüber. Un jour, en visite chez lui, j'ai été touché par la disposition des lieux. Il y avait, d'une part, une cage d'escalier, de l'autre, une grande fenêtre. Tout le décor est parti de là. La cage d'escalier s'est transformée en une coupole recouverte de briques, semblable à l'intérieur du Panthéon à Rome. La coupole avait un aspect opprimant. C'est le coté de Titus, la Rome antique, un univers oppressif.

La grande fenêtre avec son appui me faisait penser à celle peinte par Matisse dans son tableau, La Leçon de piano. Je l'ai transposée entourée d'un mur peint en rouge, avec une ouverture vert clair. Un rideau transparent remuait car du vent soufflait. Cela donnait une atmosphère plutôt tropicale, orientale. C'est le côté de Bérénice. Le sol, lui, était recouvert de mosaïques d'inspiration romaine sur un thème plus ou moins érotique de l'époque de Dioclétien.

- C'est donc plus le contexte historique, l'Antiquité qui ont nourri votre imagination ?

- Oui, l'antique, mais également ce tableau de Matisse qui m'évoquait une sorte de grâce, de laisser aller plus ou moins féminin. En fait, c'est surtout la volonté de représenter une poésie particulière à Racine qui nous a guidés, Grüber et moi.

 

- Et vous avez donc voulu une partie "Titus" plus masculine et une partie "Bérénice", plus féminine.


- Oui j'ai conçu l'espace comme cela. Mais c'est ce que dit le texte au début :

Antiochus

Arrêtons un moment. La pompe de ces lieux,

Je le vois bien, Arsace, est nouvelle à tes yeux.

Souvent ce cabinet superbe et solitaire

Des secrets de Titus est le dépositaire.

C'est ici quelquefois qu'il se cache à sa cour,

Lorsqu'il vient à la Reine expliquer son amour.

De son appartement cette porte est prochaine,

Et cette autre conduit dans celui de la Reine.


- Pourquoi avoir posé une pierre sous la coupole ?

- C'était un galet que j'avais trouvé dans la mer en Grèce et que j'ai fait copier par un sculpteur. Elle sert à meubler le côté "Titus". Elle représente quelque chose de tombal, de violent, qui empêche. Comme dit Ponge : « La vie est un coeur de pierre ». Et ce coeur de pierre s'opposait au rideau, à la légèreté aérienne de la partie "Bérénice ".

 

- Comment avez-vous travaillé la lumière ?

- Pour moi, réaliser un décor ou penser la lumière s'effectuent dans un même élan. En haut de la coupole s'ouvrait un trou par où tombait une lumière verticale, froide. De l'autre côté, une lumière horizontale et chaude traversait l'espace, balayée par un certain mouvement nonchalant. Car deux univers se heurtaient, celui dur, tranchant de Titus, celui plus flottant de Bérénice.

 

- Quelle relation l'espace entretenait-il avec le jeu des acteurs ?

Comme toujours chez Grüber, les acteurs ne bougeaient pas beaucoup. Et là, encore moins. C'est une tragédie où tout est immobile, le désastre est accompli. C'est comme un feu déjà éteint mais dans lequel il reste des braises. C'est en définitive peut-être plus le décor que les acteurs qui apportait le mouvement avec la fenêtre ouverte et le rideau qui s'agitait.

 

- Vous sentez-vous davantage peintre que scénographe ?

Je suis peintre avant tout et ne tiens pas vraiment à faire de la scénographie. Je n'ai aucun principe et aucune formation en ce domaine. D'ailleurs je n'aime pas le terme de scénographe. Je préfère celui de responsable visuel.

Le problème, au théâtre, c'est qu'on perd un temps énorme. Il faut se plier aux exigences d'un travail d'équipe. Et, à la différence de la peinture, l'oeuvre réalisée - le décor- est destinée à être piétinée par la pratique du jeu. Ce travail ressemble plutôt à celui d'un architecte : créer un lieu fait pour être parcouru, habité.

 

- Pourtant de nombreux peintres (à commencer par Picasso) ont collaboré à des mises en scène ?


C'est vrai, on est tenté de participer à une entreprise dirigée par d'autres. C'est reposant. Cela casse la solitude de la toile.


 

Annales 0 : 2001 I. VOUS RÉPONDREZ D'ABORD AUX QUESTIONS SUIVANTES (4 POINTS) :

- Quelles indications concernant l'espace scénique de Bérénice vous donnent les deux textes de

Racine ?

- En prenant appui sur la photo et sur l'interview de Gilles Aillaud, présentez brièvement les choix du

scénographe.

 

II. VOUS TRAITEREZ ENSUITE UN DE CES TROIS SUJETS (16 POINTS) :

 

1. COMMENTAIRE

Vous commenterez l'extrait de la scène 5 de l'Acte V de Bérénice (texte B).

 

2. DISSERTATION

Gilles Aillaud affirme qu'il est des pièces qui ne sont pas à "représenter mais à lire". Vous réfléchirez

sur ce propos en vous aidant du corpus mis à votre disposition, des oeuvres que vous avez étudiées

en classe et de votre expérience de spectateur.

 

3. INVENTION

Un lecteur réagit au travail de Gilles Aillaud et adresse son texte au courrier des lecteurs de Théâtre

Aujourd'hui. Il pourra exprimer son admiration, son ironie ou son indignation.

Vous trouverez les commentaires et propositions de corrigé de cette Annale 0 ici :

Annales-0_-sur-texte-et-repr-sentation_Gruber_B-r-nice-et-Aillaud.docAnnales 0_Théâtre Texte et Représentation Racine Bérénice Grüber et Allaud.doc



[1] Scénographie : étude ou conception de l'ensemble des aménagements matériels d'un théâtre.

 

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