BO : Genres et Registres 2ndes première Lettres [repérage Option Théâtre]

Publié le par Maltern

 

 

Perspective d'étude : Genres

[Les caractères en gras et les lignes en marge n’apparaissent pas au B.O. c’est un repérage visant à mettre en cohérence l’enseignement d’Option Théâtre et l’enseignement des Lettres]

 

Objectifs
L’étude des genres constitue une part importante de l’enseignement du français au lycée.
Au collège, les élèves ont eu une approche des genres par leurs lectures. Au lycée, elle devient une étude méthodique.

Elle a pour buts :

la connaissance de la littérature ;

la comparaison entre le littéraire et le non littéraire ;

la compréhension de la notion même de genre : au- delà de sa définition formelle (les règles et lois de chaque genre), elle engage celle des modes de relations humaines par le langage et l’appréhension des esthétiques ;

la mise en place de relations entre la lecture et l’interprétation des textes d’une part, et les exercices de commentaire, de dissertation et d’écriture d’invention d’autre part.

L’étude des principaux genres permet aussi d’amener les élèves à la réflexion sur les principaux registres, par les émotions que ces genres manifestent et visent à susciter chez leurs lecteurs.

Les genres étudiés

 
Les genres offrent un cadre d’identification et de classement des textes et des oeuvres selon les principales catégories qui les caractérisent. Cependant, la notion présente aussi des difficultés théoriques. En effet, le terme de « genre » est appliqué parfois à des ensembles très vastes (le théâtre, la poésie, par exemple) ; parfois, au contraire, à des formes fixes de définition très stricte (par exemple, le sonnet, la ballade, etc.). Avec des lycéens, il ne s’agit pas d’entrer dans de tels débats – tout en les clarifiant au besoin –, mais de leur faire acquérir une connaissance analytique des principaux genres de la littérature occidentale. Ils sont donc amenés à aborder en seconde les quatre domaines généralement retenus : le récit, le théâtre, la poésie et la littérature d’idées. Mais ces notions risquent d’être trop générales et abstraites. Par exemple, le récit englobe des subdivisions multiples, qui peuvent aller du conte et du fait divers à l’épopée et au roman ; la littérature d’idées est une catégorie vague et multiforme, etc. Aussi convient-il surtout de tenir compte des genres qui ont joué et jouent un rôle essentiel dans l’histoire littéraire, tout en montrant aux élèves que les genres sont également présents dans toutes sortes de textes et de discours.

 
C’est pourquoi le programme de seconde prescrit, à l’intérieur du domaine théâtral, l’étude de la tragédie et de la comédie ; dans le domaine narratif, le roman et la nouvelle. Il s’agit là de genres assez précisément identifiables pour que des élèves de seconde puissent en avoir une vue claire. Il leur est adjoint le genre du portrait, en relation avec « L’éloge et le blâme», qui présente les mêmes possibilités.
De même, en classe de première, sont proposées l’étude d’autres formes de langage théâtral et celle des formes du poétique et des genres du biographique ; au titre de l’étude de l’argumentation, sont abordés les genres de l’essai et du dialogue, les formes de l’apologue ; la série L compte en plus l’étude de l’épistolaire.

 
Ce cadre d’ensemble appelle quatre observations complémentaires :

Les grands domaines indiqués plus haut – récit, théâtre, poésie et littérature d’idées – sont au premier plan ; mais historiquement, les écrits épistolaires, le portrait, le dialogue, les formes diverses de l’apologue et du biographique ont occupé des espaces considérables et les occupent toujours. On doit souligner en particulier que le genre biographique est un ensemble qui, des mémoires à l’autobiographie en passant par les biographies proprement dites et par le roman (auto) biographique, compte, de Plutarque à Chateaubriand, de D’Aubigné, Retz et Saint- Simon à Rousseau, Beauvoir et Sartre, ou de Vallès et Proust à Céline, une foule d’oeuvres majeures. En outre, ce genre représente aujourd’hui une part très importante des lectures.

Pour la poésie, comme pour le biographique ou l’apologue, on est amené à employer une expression telle que « les formes de »… En effet, en de tels domaines, les textes présentent une extrême variété de créations. Elle fait leur richesse mais aussi leur difficulté ; elle est une raison de réserver plutôt leur étude aux classes de première.

Pour autant, les genres énumérés ici n’épuisent pas le sujet. S’y ajouteraient aisément la farce parmi les genres dramatiques, l’épopée et la chanson de geste parmi les genres narratifs, la satire pour la poésie, etc. Il est nécessaire de limiter les objets étudiés, mais on peut aborder tel ou tel de ces autres genres, sans l’étudier lui-même en détail : par exemple, la satire peut être abordée en relation avec « L’éloge et le blâme » et reprise en première dans l’analyse des formes d’argumentation.

Les genres concernent aussi des textes, des oeuvres et des documents autres que littéraires. Il est important de faire percevoir cette extension aux élèves. Il convient donc de veiller à marquer les liens entre littéraire et non- littéraire, tout comme les gradations et les différences des uns aux autres. C’est en particulier par ce moyen qu’on leur fait percevoir les spécificités du littéraire et l’intérêt particulier de la lecture des oeuvres (voir Préface).

Mise en oeuvre

Progression
La progression d’ensemble de la seconde à la première, et les raisons qui la fondent, sont indiquées ci-dessus.
Dans ce cadre, l’organisation de la progression annuelle appartient à chaque professeur. On attirera ici l’attention sur deux points seulement :

L’étude méthodique de la poésie est prévue en classe de première ; mais les textes poétiques ont évidemment leur place en classe de seconde. En particulier, ils s’intègrent naturellement lors de l’analyse d’un mouvement littéraire et lors de travaux sur « L’éloge et le blâme » ; ils peuvent faire l’objet d’exercices d’écriture exploratoires. De même, il est bienvenu en seconde d’amorcer une réflexion sur les caractéristiques du dialogue, à propos des textes de théâtre notamment, même si le genre ne figure pas au programme en tant que tel.

Les genres sont des catégories variables, et nombre d’oeuvres en prennent les caractéristiques pour les détourner, voire les subvertir, ou mêlent des éléments de plusieurs genres. En seconde, il est bon de donner des analyses qui permettent aux élèves de construire la notion même de genre, et de les initier seulement aux cas de mixité et de subversion des codes ; un examen plus approfondi de ces questions est en revanche important en première.

Démarche
L’étude d’une oeuvre significative doit être au centre de l’étude d’un genre : pour la comédie, la tragédie, le roman, la nouvelle, il est recommandé de partir d’une étude d’oeuvre intégrale. L’associer avec la lecture – cursive – d’une deuxième oeuvre ou avec un groupement de textes permet de faire percevoir les évolutions du genre.

 
La mise en situation historique constitue en effet la seconde préconisation importante. Les genres ne se comprennent pleinement qu’en fonction des contextes où ils trouvent leurs expressions les plus abouties. Aussi est-il recommandé d’éviter les approches qui relèveraient d’une poétique formelle. S’agissant des genres théâtraux, il est important de mettre en lumière leurs qualités spécifiques de textes conçus pour la scène et le spectacle, en même temps que de textes à lire.
Mettre en relation les genres et les registres permet d’amener les élèves à une meilleure compréhension des uns et des autres, aide aussi à montrer que les genres littéraires peuvent être mis en relation avec des textes et des oeuvres non littéraires et permet une initiation à une poétique générale ; mais il s’agit d’une initiation, ce qui écarte le recours à des catégories trop abstraites.

Genres et écriture

 
L’étude des genres peut donner la matière de dissertations et se réinvestit dans l’écriture de commentaire et dans l’écriture d’invention.


Pour la préparation au commentaire de texte, la catégorie générique est un élément-clé de la signification des textes ; l’étude d’oeuvres intégrales et l’analyse d’extraits conduisent à soulever les questions de la conformité d’un texte avec les lois du genre dont il relève et à s’interroger sur la façon dont, le cas échéant, il les module, ce qui ouvre la voie à la réflexion sur son originalité.

 
Par l’écriture d’invention, on peut mieux faire percevoir ces lois des genres, en tant que protocoles pour la production de textes.
 


Prespective d'étude : Registres

Objectifs et définition

Objectifs

Un des rôles spécifiques de la littérature et des arts est d’exprimer et de fixer des émotions et des mouvements de sensibilité qui ne s’expriment pas dans les langages scientifiques ou utilitaires et qui, par les langages artistiques et par l’art du langage, peuvent être échangés même à grande distance dans le temps et dans l’espace. L’un des objectifs de l’enseignement du français au lycée est de donner aux élèves un accès conscient à ces échanges constituant une ouverture sur un patrimoine humain qui dépasse les frontières des aires linguistiques.

 
Les registres sont la manifestation par le langage de ces grandes catégories d’émotions et de mouvements de sensibilité. La joie, l’angoisse, la colère, l’indignation, l’admiration, la plainte, la compassion, la méfiance, le doute trouvent là leur lieu, à travers des formes d’expression multiples. Au lycée, dans un travail réflexif, les élèves ont à acquérir des connaissances sur ces registres, à devenir capables de les reconnaître et de les analyser, mais aussi d’exprimer eux- mêmes ce qu’ils éprouvent, d’une façon consciente, mesurée et pertinente. L’étude de la littérature les amène à comprendre que ces registres peuvent faire l’objet d’un travail proprement esthétique, c’est-à-dire qui leur donne forme dans des objets, les oeuvres, par lesquels les émotions deviennent sensibles même en dehors des situations concrètes qui les provoqueraient ; ils renvoient alors à la perception que l’humain a de lui-même. Cette perspective d’étude est donc au coeur de l’accès au sens.

Éléments de définition

 
La notion de registre présente quelques difficultés parce qu’elle est à la fois d’usage courant et immédiat (le terme est constamment employé) et peu théorisée dans des travaux récents. Mais force est bien de constater que « depuis Horace jusqu’à Boileau et Chénier, les arts poétiques leur font la part belle, et non sans raison si l’on songe au simple fait que la poésie grecque distinguait par des choix proprement stylistiques les registres lyrique, dramatique et épique » (G. Genette, Fiction et diction, Seuil, 1991, p. 138).


Cette remarque, sur laquelle on reviendra, souligne une évidence : pour une part considérable de l’histoire littéraire, cette question est explicitement centrale. Ajoutons que pour les XIXe et XXe siècles, pour être plus implicite, elle n’est pas moins sensible. Et puisqu’il a été fait référence aux sources grecques, un rappel des données premières de la poétique, chez Aristote, met en évidence que

« puisque nous avons une tendance naturelle à la représentation et aussi à la mélodie et au rythme (car il est évident que les mètres font partie des rythmes), ceux qui au départ avaient les meilleures dispositions naturelles firent peu à peu des progrès et donnèrent naissance à la poésie à partir de leurs improvisations. Puis la poésie se divisa selon le caractère propre de chacun : les auteurs graves représentaient des actions de qualité accomplies par des hommes de qualité, les auteurs plus légers celles d’hommes bas, en composant d’abord des blâmes, comme les autres composaient des hymnes et des éloges » (Aristote, Poétique, IV, 48b)

.
Ainsi, dès les origines, un lien s’est établi entre un type de sujet et de «manière » et une catégorie générique (c’est de ce lien avec les catégories génériques que traite Genette dans le passage mentionné plus haut). Sur une très longue durée, il a ainsi régné un principe de convenance : à un type de sujet correspondait une manière de composer qui elle- même manifestait une attitude (« gravité » et « légèreté », dit Aristote, en une opposition simple, avant d’introduire ensuite dans son propos les réflexions sur le comique et le tragique), une manière de sentir, représenter et réagir.

On est donc conduit à désigner comme « registres », ces « attitudes » qui correspondent à des façons fondamentales de ressentir. Historiquement, le principe de concordance entre sujet, manière et attitude a été dominant jusqu’au XVIII e siècle. Le romantisme marque le moment où il est remis en cause ; mais si la concordance – distinction des genres par observation de la distinction des registres – est depuis remise en cause, la question des « attitudes » et des affects fondamentaux qu’elles engagent n’en est pas moins présente.

On doit noter aussi (voir ci-dessus la citation de Genette) le lien d’origine, en Grèce, entre un cadre générique, un registre et un cadre linguistique (le dialecte dorien pour le lyrique, l’attique pour le dramatique, l’ionio- éolien pour l’épique). Aujourd’hui, il est usuel de parler de « registres » à propos de catégories linguistiques, les « registres de langue ». On pourrait craindre que ces deux emplois du terme ne suscitent quelques confusions. Mais, outre que la situation est la même pour nombre d’autres termes du vocabulaire littéraire (ainsi « style » ou « genre »), c’est au contraire le lien même qui facilite l’entrée dans la problématique. Le système classique distinguait ainsi des sujets graves, impliquant des personnages de rang élevé et employant un langage soutenu pour le tragique, et des personnages ordinaires confrontés à des situations ordinaires et employant un langage ordinaire pour le comique.

La notion de registre permet ainsi, avec des lycéens, une transition du connu (les registres de langue) au moins connu (les genres) et à un élément de réflexion nouveau, les registres – éléments de réflexion nouveaux, car dans l’expérience de chacun, le comique, le polémique et le didactique sont présents.
Remarque corollaire : un usage assez courant consiste à envisager dans les textes leur « tonalité » ; mais la tonalité indique une inflexion dans le langage et non le mouvement subjectif profond qui y est en jeu. La notion de tonalité est donc utile, mais elle n’est pas suffisante. La citation d’Aristote indique d’ailleurs l’origine de cette dérive : en Grèce antique, poésie et musique avaient partie liée, et « registres », comme données fondamentales, et «ton », comme variable seconde, ont leur origine dans le langage musical.

Registres et genres littéraires

En relation avec les émotions fondamentales ci-dessus, on peut retenir comme principaux registres manifestes dans le langage et ayant donné lieu à des productions littéraires majeures telles qu’on peut les étudier au lycée : le tragique, le comique, le polémique, l’épique, le lyrique, le didactique, l’épidictique, le satirique (dont l’ironique), le pathétique, le fantastique et le délibératif, lequel représente un cas particulier lié au doute.


Pour une part, ils sont associés dans la tradition littéraire à des genres (la tragédie et le tragique, l’épique et l’épopée, etc.). Mais ils ne s’y enferment pas : le tragique se manifeste ailleurs que dans la tragédie et, réciproquement, il a existé à l’âge classique des tragédies sans tragique. De plus, les genres ont une histoire et peuvent n’être plus productifs dans la création littéraire sans que, pour autant, les registres correspondants aient disparu (ainsi, l’épopée). Enfin, l’art littéraire, surtout moderne, consiste souvent à susciter chez le lecteur un sentiment, une émotion, qui ne correspond pas au genre apparent de l’oeuvre ou qui échappe aux définitions génériques. On ne peut donc circonscrire l’approche des données fondamentales de l’art littéraire à la seule catégorie des genres : les registres constituent une dimension importante du langage qui demande aussi à être reconnue comme telle.

Progression de la seconde à la première

Il ne s’agit pas de rendre compte en deux années de toute la question des registres, mais d’en dégager les éléments essentiels. On notera que cette approche ne se borne pas à la littérature, mais concerne aussi les arts et, au- delà, la philosophie. Aussi, au cours des deux années de seconde et de première, abordera-t- on les principaux registres en partant de ce qui est le plus manifeste – l’association d’un registre avec un genre et une forme d’expression – pour aller progressivement vers le plus complexe.
La liste ci-dessus peut donc être reprise en distinguant la seconde et la première, mais sans faire de frontières étanches entre les deux :

en seconde, le tragique, le comique, l’épidictique (admiration ou blâme), l’épique, le fantastique, le didactique ;

en première, le lyrique (et l’élégiaque), le polémique, le satirique (et l’ironique), le pathétique, le délibératif.

Mise en oeuvre, objets d’étude

En seconde

 
En classe de seconde, l’approche des registres prend appui sur les faits de langue et de forme des genres étudiés, en particulier de la tragédie et de la comédie. Rapprocher les oeuvres étudiées dans ce cadre avec des textes qui relèvent des mêmes registres sans pour autant relever des mêmes genres, conduit les élèves à identifier les caractéristiques des registres. L’accès à une définition correcte du registre est une acquisition notionnelle suffisante. En outre, si la perception des registres se fait par l’émotion, elle est une réussite : il convient donc de donner place entière aux réactions émotives des élèves face à leurs lectures. Les exercices d’écriture d’invention sont l’un des moyens de favoriser ces acquisitions. Des travaux de réécriture permettent de voir comment les changements dans le langage entraînent des changements de registres et donc de signification.

 

Réciproquement, pour réécrire un texte dans un registre différent, les élèves prennent conscience des moyens langagiers nécessaires : syntaxe, vocabulaire et approche des figures de style se font ainsi par l’écriture en liaison avec la lecture.

 
La progression en cours d’année se fonde sur les lectures. Elle s’appuie sur les genres et sur les catégories de l’histoire littéraire ; les registres sont abordés à l’intérieur de ces cadres. L’expérimentation des programmes de seconde confirme que les registres ne sont pas nécessairement des catégories définissant à elles seules une séquence de travail dans l’année.

 
En résumé, les combinaisons les mieux appropriées pour ce niveau sont :

approche du tragique en relation et prolongement du travail sur la tragédie et/ ou du comique avec la comédie;

approche de l’épidictique en relation avec l’éloge, le blâme et l’art du portrait ;

approche de l’épique à l’occasion de l’étude du roman, en précisant en quoi le réalisme est un héritage épique associé à du didactique, et, éventuellement, approche du fantastique avec l’étude de la nouvelle ;

dans le travail sur l’argumentation, initiation au didactique et au polémique ;

histoire littéraire : le passage d’une doxa fondée sur le principe de concordance, et donc sur la distinction des genres et registres, au mélange des uns et des autres est marqué par l’approche du classicisme et du romantisme, et par une comparaison entre ces deux temps de l’histoire littéraire.

N. B. – De même que le polémique peut faire l’objet d’une initiation lors d’un travail sur l’argumentation, le lyrique, le satirique et l’ironique peuvent aussi être objets de premières indications, mais on évite de surcharger le programme en les réservant pour l’année suivante.

 

En première


Les principes restent les mêmes qu’en classe de seconde. Une attention accrue est portée au fait que, de même que des genres connaissent, depuis le XIXe siècle en particulier, des dérives, mélanges et transgressions, des registres se trouvent eux- mêmes souvent mêlés dans une même oeuvre.
Des liens entre registres et objets d’étude sont particulièrement perceptibles pour :

le polémique, avec l’étude de l’argumentation et de la délibération ; le délibératif constitue, rhétoriquement parlant, le registre qui correspond au sentiment d’incertitude ; le satirique et sa spécification en ironique sont fréquemment associés à ces enjeux ;

le lyrique, avec le travail sur la poésie et sur le biographique ; pour ces deux objets d’étude, les textes concernés présentent, le plus souvent, des mélanges de registres ;

L’étude du langage théâtral permet en particulier d’aborder le pathétique – en progression face aux cas plus simples du tragique et du comique vus en seconde – mais surtout de voir des cas de mélanges. En ce domaine, la multiplicité du langage théâtral (texte, décors, costumes, mouvements, voix) appelle une analyse portant sur les concordances et discordances éventuelles entre les divers langages ainsi associés ;

histoire littéraire : à partir des cadres vus en seconde, les mouvements littéraires abordés en première sont situés de ce point de vue ; on soulignera le fait que les registres – à la différence de certains genres, qui sont propres à une culture – sont présents dans toutes les cultures et que la question des registres est pertinente pour d’autres domaines que le littéraire (images, musique, divers genres et langages).

 

En première littéraire

 
Cette série se caractérise en ce domaine par deux traits spécifiques :

Les objets d’étude propres à la série L (l’« épistolaire » et les « réécritures ») offrent matière à des analyses de mélanges et variations de registres ; elles constituent un des éléments importants des pratiques de réécriture ; par exemple, un pastiche respecte le registre du texte pastiché, une parodie au contraire opère un changement fortement contrasté.

La part plus large faite à l’histoire littéraire conduit à approfondir les analyses à cet égard. Le programme de la terminale L conduisant à des approches des mythes, des littératures étrangères et des études d’oeuvres contemporaines, ces analyses préparent ainsi la transition entre les deux niveaux. Ce programme amenant aussi à étudier de façon plus approfondie les liens entre la littérature et les arts visuels, l’étude des registres dans ces différents langages est, là aussi, entreprise dès l’année de première.

 



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