Décor : De quoi s'agit-il et en faut-il un à tout prix ? [Sensibilisation en images]

Publié le par Maltern



Tadeusz Kantor

(Wielopole 1915 - Cracovie 1990)

aux marges du costume, de l'objet, du décor...



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André Antoine (1858-1943) est considéré comme l'inventeur de la mise en scène moderne en france. Il a cherché à appliquer les principes du naturalisme au théâtre. Dans ses mises en scène, les comédiens doivent vivre leurs personnages. Il veut donner au spectateur l'impression d'assister à une « tranche de vie » en concevant des décors réalistes jusque aux moindres détails.  Ici La terre de Zola en 1900

 

Adolphe Appia (1862-1928)

 Dessin pour drame wagnérien : une pleine utilisation des trois dimensions mais absence d'éléments réalistes ou pittoresques.

 

Christian Bérard (1902-1949)

Célèbre décor de Bérard pour la mise en scène de Louis Jouvet de L'École des femmes à l'Athénée en 1936. Le muret en coin au centre s'ouvre pour révéler un jardin, ce qui règle le problème des deux lieux de la pièce. Les lustres enlèvent tout réalisme et rappellent que nous sommes au théâtre.


Certains metteurs en scène utilisent leur lieu de création comme un élément de création à part entière. Ainsi les mises en scène d' Ariane Mnouchkine et au  Théâtre du Soleil qu'elle dirige peuvent difficilement se séparer de l'ancienne Cartoucherie du fort de Vincennes. Ici Le dernier Caravansérail. [Image de gauche] Autre exemple le refus de Peter Brook de modifier l'ancien théâtre des Bouffes du Nord  où il s'est installé. L'usure, la patine du lieu, son inconfort font partie intégrante de la représentation conçue comme un tout et un rituel. Il y a comme une âme du lieu.


Tadeusz Kantor (Wielopole 1915 - Cracovie 1990)

A la fois peintre, scénographe, plasticien il fonde le Théâtre Cricot 2  à Cracovie. De1965-1970 à New York il découvre le minimal-art, le pop art et le happening. Créateur polymorphe il monte La Classe Morte en 1975 (image de gauche) qui aura une très grande influence. Scénographie, objets, lieux pauvres, mais aussi costumes et musique sont liés dans des spectacles qui évoquent un univers mental tourné vers la mémoire et la disparition.


Nouvelles technologies. De plus en plus de spectacles intègrent les nouvelles technologies et font collaborer, musicien, technicien, comédien dans des spectacles qui à partir d'un fil directeur laissent une large part à l'improvisation en direct. Ici La démangeaison des ailes, revue-spectacle de Philippe Quesne. Le metteur en scène devient auteur et à plusieurs d'une écriture scénique composée à partir  d'un « glanage » ou d'une collecte (textes, images, prises de sons, captations vidéo, interviews, recherches internet, etc). Cette matière sélectionnée de façon subjective est fragmentée et présentée sous la forme d'une « revue-spectacle ». [S.N.Espace  Planoise 2004/2005]


 

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