TP : Diderot Le Fils Naturel, acte V, caractériser le drame bourgeois

Publié le par Maltern












Le texte : Diderot : Le Fils Naturel, la naissance d'un genre Acte V : pour sélectionner et copier/coller le texte.

Bref rappel de l'intrigue :

Dorval aime Rosalie mais Clairville son ami l'aime aussi.

D'un geste noble et pour ne pas trahir l'amitié, Dorval veut s'éloigner.

Mais Clairville, qui ignorant qu'il est lu aussi amoureux de Rosalie lui demande d'intervenir auprès d'elle en sa faveur....

Dorval se sacrifie mais surprise... Rosalie lui avoue qu'elle l'aime. Il passe alors aux aveux lui aussi l'aime...

Dorval malgré tout décide de partir pour laisser le champ libre à son ami Clairville et il écrit une lettre pour l'annoncer à Rosalie...

Constance sœur de Clairville intercepte la lettre et croit que c'est d'elle que Dorval est amoureux ! Quiproquo !

Clairville, a appris la vérité et aussi noble et généreux que Dorval veut lui aussi s'effacer... Tout le monde est malheureux...

Mais coup de théâtre... Lysimond le père de Rosalie apprend à tous que Dorval est son fils naturel ! Comme on n'épouse pas sa sœur... C'est Clairville qui épousera Rosalie et    et Dorval épousera Constance.


Points à fixer sur l'acte V

* Coup de théâtre et Happy End : Lysimond revient des Amériques, on le croyait ruiné, mais il est riche. Dorval qui voulait abandonner ses biens pour assurer le bonheur de Rosalie-Clairville (Acte IV, sc. 5 et 7) peut les garder. Un double mariage.

* L'artifice de la reconnaissance : est-il comique ? Tragique ? Pathétique ?

* Les conventions : qui est sur scène dans la dernière scène ? Qui pourrait en être absent ?

* L'esthétique du tableau, la scène muette : repérer dans les didascalies ces gestes qui « en disent plus que des paroles ». Cf. Dorval dans le Deuxième entretien : « Nous parlons trop dans nos drames ; et, conséquemment, nos acteurs n'y jouent pas assez.... » Est- ce que le texte qui suit ou précède pourrait-être supprimé ? Voir les tableaux de Greuse et les raisons pour lesquelles Diderot les apprécie. Peut-on en tirer des conclusions sur le lien entre Diderot amateur de peinture et Diderot dramaturge ?

* Le ton pathétique : c'est le langage de la passion qui fait de l'homme un enthousiaste. Cf. Deuxième entretien « Ce qui émeut toujours, ce sont des cris, des mots inarticulés, des voix rompues, des monosyllabes qui s'échappent par intervalles, je ne sais quel murmure dans la gorge, entre les dents... L'homme passe d'une idée à une autre ; il commence une multitude de discours et n'en finit aucun ». Relever les diverses marques de ce ton dans le texte : points de suspension, exclamations, Interrogations, répétitions, insistances.

* Le pathétique de la mise en abysse : ne pas oublier que le vrai Lysimond de l'histoire vécue, (donnée pour telle) et qui avait passé la commande de la pièce de salon est mort avant la représentation, que les rôles sont joués par ceux qui l'ont vécue. C'est donc un de ses amis vieillard lui aussi, qui le remplace au pied levé... D'où une double source d'émotion : l'histoire-fable écrite et à interpréter, et l'histoire de cette représentation ce soir là en présence de Moi-Diderot caché. Relever les répliques qui dans ces circonstances prennent une double dimension « pathétique ». Les larmes sont-elles feintes et jouées ou réelles ?

* L'expression de la sensibilité : elle justifie la « pantomime » (on dirait aujourd'hui les gestes, la gestuelle). L'homme sensible est l'honnête homme du 18ème alors que celui du 17ème est retenu, maître absolu de soi. Cf. « C'est une chose incroyable comme les âmes sensibles s'entendent presque sans se parler [...], tout les décèle l'une à l'autre. Nous nous parlions peu ; nous sentions beaucoup... » [Lettres à Sophie Volland, 10 mai 1759]

* Le triomphe de la vertu : la pièce se construit sur une rupture : la vertu malheureuse, la vertu glorieuse. Y a-t-il un des personnages qui fasse preuve de faiblesse à un moment ? Quelle est la valeur du travail, du commerce et de l'argent dans la pièce ?  Quelle récompense obtiennent-ils en échange de tant de vertu ?


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