Ionesco : Les chaises [didascalies, écriture scénique, objet]

Publié le par Maltern





Dispositif scénographique des chaises







Ionesco Les chaises [didascalies, écriture scénique, rôle des objets en scène]

PERSONNAGES

LE VIEUX, 95 ans Paul Chevalier.

LA VIEILLE, 94 ans Tsilla Chelton.

L’ORATEUR, 45 à 50 ans Sylvain Dhomme.

Et beaucoup d’autres personnages.

DÉCOR

Murs circulaires avec un renfoncement dans le fond.

C’est une salle très dépouillée. A droite, en partant de l’avant-scène, trois portes. Puis une fenêtre avec un escabeau devant; puis encore une porte. Dans le renfoncement, au fond, une grande porte d’honneur à deux battants et deux autres portes se faisant vis-à-vis, et encadrant la porte d’honneur ces deux portes, ou du moins l’une d’entre elles, sont presque cachées aux yeux du public. A gauche de la scène, toujours en partant de l’avant-scène, trois portes, une fenêtre avec esca­beau et faisant vis-à-vis à la fenêtre de droite, puis un tableau noir et une estrade. Pour plus de facilité, voir le plan annexé.

Sur le devant de la scène, deux chaises côte à côte.

Une lampe à gaz est accrochée au plafond.

 



Le rideau se lève. Demi-obscurité. Le Vieux est penché à la fenêtre de gauche, monté sur l’escabeau. La Vieille allume la lampe à gaz. Lumière verte. Elle va tirer le Vieux par la manche.
  

LA VIEILLE

  Allons, mon chou, ferme la fenêtre, ça sent mauvais l’eau qui croupit et puis il entre des moustiques.
  LE VIEUX
  Laisse-moi tranquille!
  LA VIEILLE
  Allons, allons, mon chou, viens t’asseoir. Ne te penche pas, tu pourrais tomber dans l’eau. Tu sais ce qui est arrivé à François Iff. Faut faire attention.
  LE VIEUX
  Encore des exemples historiques! Ma crotte, je suis fatigué de l’histoire française. Je veux voir; les barques sur l’eau font des taches au soleil.
  LA VIEILLE
  Tu ne peux pas les voir, il n’y a pas de soleil, c’est la nuit, mon chou.

LE VIEUX

  Il en reste l’ombre.
  Il se penche très fort.
  LA VIEILLE, elle le tire de toutes ses forces.
  Ah! ... tu me fais peur, mon chou... viens t’asseoir, tu ne les verras pas venir. C’est pas la peine. Il fait nuit...
  Le Vieux se laisse traîner à regret.
  LE VIEUX
  Je voulais voir, j’aime tellement voir l’eau.
  LA VIEILLE
  Comment peux-tu, mon chou?... Ça me donne le vertige. Ah! cette maison, cette île, je ne peux m’y habituer. Tout entourée d’eau... de l’eau sous les fenêtres, jusqu’à l’horizon...
  La Vieille et le Vieux, la Vieille traînant le Vieux, se dirigent vers les deux chaises au-devant de la scène; le Vieux s’assoit tout naturellement sur les genoux de la Vieille.
  LE VIEUX
  Il est 6 heures de l’après-midi... il fait déjà nuit. Tu te rappelles, jadis, ce n’était pas ainsi; il faisait encore jour à g heures du soir, à 10 heures, à minuit.
  LA VIEILLE
  C’est pourtant vrai, quelle mémoire!
  LE VIEUX
  Ça a bien changé.
  LA VIEILLE
  Pourquoi donc, selon toi?
  LE VIEUX
  Je ne sais pas, Sémiramis, ma crotte... Peut-être, parce que plus on va, plus on s’enfonce. C’est à cause de la terre qui tourne, tourne, tourne, tourne...
  LA VIEILLE
  Tourne, tourne, mon petit chou... (Silence.) Ah! oui, tu es certainement un grand savant. Tu es très doué, mon chou. Tu aurais pu être Président chef, Roi chef, ou même Docteur chef, Maréchal chef, si tu avais voulu, si tu avais eu un peu d’ambition dans la vie...
  LE VIEUX
  A quoi cela nous aurait-il servi? On n’en aurait pas mieux vécu... et puis, nous avons une situation, je suis Maréchal tout de même, des logis, puisque je suis concierge.

A VIEILLE, elle caresse le Vieux comme on caresse un enfant.

  Mon petit chou, mon mignon...

LE VIEUX

  Je m’ennuie beaucoup.
  LA VIEILLE
  Tu étais plus gai, quand tu regardais l’eau... Pour nous distraire, fais semblant comme l’autre soir.
  LE VIEUX
  Fais semblant toi-même, c’est ton tour.
  LA VIEILLE
  C’est ton tour.
  LE VIEUX
  Ton tour.
  LA VIEILLE
  Ton tour.
LE VIEUX LA VIEILLE
  Ton tour.
LE VIEUX
  Bois ton thé, Sémiramis.
  Il n’y a pas de thé, évidemment.
  […]
 

  [p50] Quelques instants, les Vieux restent figés sur leur chaise. Puis on entend de nouveau sonner.
   LE VIEUX, avec une nervosité qui ira grandissant.
  On vient. Du monde. Encore du monde.
  LA VIEILLE
  Il m’avait bien semblé entendre des barques...
  LE VIEUX
  Je vais ouvrir. Va chercher des chaises. Excuses-moi, Messieurs, Mesdames.
  Il va vers la porte n° 7.
  LA VIEILLE, aux personnages invisibles qui sont déjà là.
  Levez-vous, s’il vous plaît, un instant. L’Orateur doit bientôt venir. Il faut préparer la salle pour la conférence. (La Vieille arrange les chaises, les dossiers tournés vers la salle.) Donnes-moi un coup de main. Merci.
  LE VIEUX, il ouvre la porte n° 7.
  Bonjour, Mesdames, bonjour, Messieurs. Donnez­-vous la peine d’entrer.
  Les trois ou quatre personnes invisibles qui arrivent sont très grandes et le Vieux doit se hausser sur la pointe des pieds pour serrer leur main.
  La Vieille, après avoir placé les chaises comme il est dit ci-dessus, va à la suite du Vieux.
  LE VIEUX, faisant les présentations.
  Ma femme... Monsieur... Madame... ma femme... Monsieur... Madame... ma femme...
  LA VIEILLE
  Qui sont tous ces gens-là, mon chou?
  LE VIEUX, à la Vieille.
  Va chercher des chaises, chérie.
  LA VIEILLE
  Je ne peux pas tout faire!...
  Elle sortira, tout en ronchonnant, par la porte n° 6, rentrera par la porte n° 7, tandis que le Vieux ira avec les nouveaux venus vers le devant de la scène.
  LE VIEUX
  Ne laissez pas tomber votre appareil cinémato­graphique... (Encore des présentations.) Le Colonel... La Dame... Madame la Belle... Le Photograveur... Ce sont des journalistes, ils sont venus eux aussi écou­ter le conférencier, qui sera certainement là tout à l’heure... Ne vous impatientez pas... Vous n’allez pas vous ennuyer... tous ensemble... (La Vieille fait son appa­rition avec deux chaises par la porte n° 7.) Allons toi, plus vite avec tes chaises... il en faut encore une.
  La Vieille va chercher une autre chaise, toujours ronchonnant, par la porte n° 3 et reviendra par la porte n° 8.
  LA VIEILLE
  Ça va, ça va... je fais ce que je peux... je ne suis pas une mécanique... Qui sont-ils tous ces gens-là?
  Elle sort.
  LE VIEUX
  Asseyez-vous, asseyez-vous, les dames avec les dames, les messieurs avec les messieurs, ou le contraire, si vous voulez... Nous n’avons pas de chaises plus belles... c’est plutôt improvisé... excusez... prenez celle du milieu... voulez-vous un stylo?... téléphonez à Maillot, vous aurez Monique... Claude c’est providence... Je n’ai pas la radio... je reçois tous les journaux... ça dépend d’un tas de choses; j’administre ces logis, mais je n’ai pas de personnel... il faut faire des économies... pas d’interview, je vous en prie, pour le moment... après, on verra... vous allez avoir tout de suite une place assise... mais qu’est-ce qu’elle fait?... (La Vieille apparaît par la porte n° 8 avec une chaise.) Plus vite, Sémiramis...
  LA VIEILLE
  Je fais de mon mieux... Qui sont-ils tous ces gens-là?
  LE VIEUX
  Je t’expliquerai plus tard.
  LA VIEILLE
  Et celle-là? celle-là, mon chou?
  LE VIEUX
  Ne t’en fais pas... (Au Colonel.) Mon Colonel, le jour­nalisme est un métier qui ressemble à celui du guer­rier... (A la Vieille.) Occupe-toi un peu des dames, ma chérie... (On sonne. Le Vieux se précipite vers la porte n° 8.) Attendes, un instant... (A la Vieille.) Des chaises!
  LA VIEILLE
  Messieurs, Mesdames, excusez-moi...
  Elle sortira par la porte n° 3, reviendra par la porte n° a; le Vieux va ouvrir la porte cachée n° 9 et disparaît au moment où la Vieille réapparaît par la porte n° 3.
  LE VIEUX, caché.
  Entrez... entrez... entrez... entrez... (Il réapparaît, traînant derrière lui une quantité de personnes invisibles dont un tout petit enfant qu’il tient par la main.) On ne vient pas avec des petits enfants à une conférence scientifique... il va s’ennuyer le pauvre petit... s’il se met à crier ou à pisser sur les robes des dames, cela va en faire du joli!
  (Il les conduit au milieu de la scène. La Vieille arrive avec deux chaises.) Je vous présente ma femm. Sémiramis, ce sont leurs enfants.
  LA VIEILLE
  Messieurs, mesdames... oh! qu’ils sont gentils!
  LE VIEUX
  Celui-là c’est le plus petit.
  LA VIEILLE
  Qu’il est mignon... mignon... mignon!
  LE VIEUX
  Pas assez de chaises.
  LA VIEILLE
  Ah! la la la la...
  Elle sort chercher une autre chaise, elle utilisera maintenant pour entrer et sortir les portes n° 2 et 3 à droite.
  LE VIEUX
  Prenez le petit sur vos genoux... Les deux jumeaux pourront s’asseoir sur une même chaise. Attention, elles ne sont pas solides... ce sont des chaises de la maison, elles appartiennent au propriétaire. Oui, mes enfants, il nous disputerait, il est méchant... il voudrait qu’on les lui achète, elles n’en valent pas la peine. (La Vieille arrive le plus vite qu’elle peut avec une chaise.) Vous ne vous connaissez pas tous... vous vous voyez pour la première fois... vous vous connaissiez tous de nom... (A la Vieille.) Sémiramis, aide-moi à faire les présenta­tions...
  LA VIEILLE

  Qui sont tous ces gens-là?... Je vous présente, per­mettez, je vous présente... mais qui sont-ils?
  LE VIEUX
  Permettez-moi de vous présenter... que je vous pré­sente... que je vous la présente... Monsieur, Madame, Mademoiselle... Monsieur... Madame... Madame... Monsieur...
  LA VIEILLE, au Vieux.
  As-tu mis ton tricot? (Aux invisibles.) Monsieur, Madame, Monsieur...
  Nouveau coup de sonnette.
  LE VIEUX
  Un autre coup de sonnette.
  LA VIEILLE
  Du monde!
  Un autre coup de sonnette, puis d’autres, et d’autres encore; le vieux est débordé; les chaises, tournées vers l’estrade, dossiers à la salle, forment des rangées régu­lières, toujours augmentées, comme pour une salle de spectacle; le Vieux, essoufflé, s’épongeant le front, va d’une porte à l’autre, place les gens invisibles, tandis que la Vieille, clopin-clopant, n’en pouvant plus, va, le plus vite qu’elle peut, d’une porte à l’autre, chercher et porter des chaises; il y a maintenant beaucoup de personnes invisibles sur le plateau; les vieux font atten­tion pour ne pas heurter les gens; pour se faufiler entre les rangées de chaises. Le mouvement pourra se faire comme suit : le Vieux va à la porte n° 4, la Vieille sort; par la porte n°3j, revient par la porte n° 2; le Vieux va ouvrir la porte n°77, la Vieille sort par la porte n° 8, revient par la porte n° 6 avec les chaises, etc., afin de faire le tour du plateau, par l’utilisation de toutes les portes.
  LA VIEILLE
  Pardon... pardon... quoi... ben... pardon... pardon...
  LE VIEUX
  Messieurs, entrez... Mesdames... entrez... c’est Madame... permettez... oui...
  LA VIEILLE, avec des chaises.
  Là... là... ils sont trop... Ils sont vraiment trop, trop... trop nombreux, ah! la la la la...
  On entend du dehors de plus en plus fort et de plus en plus près les glissements des barques sur l’eau; tous les bruits ne viennent plus que des coulisses. La Vieille et le Vieux continuent le mouvement indiqué ci-dessus; on ouvre des portes, on apporte des chaises. Sonnerie ininterrompue.
  LE VIEUX
  Cette table nous gêne. (Il déplace, ou plutôt il esquisse le mouvement de déplacer une table, de manière à ne pas ralen­tir, aidé par la Vieille.) Il n’y a guère de place, ici, excusez-nous...
  LA VIEILLE, en esquissant le geste de débarrasser la table, au Vieux.
  As-tu mis ton tricot?
  Coups de sonnette.
LE VIEUX
  Du monde! Des chaises! du monde! des chaises! Entrez, entrez Messieurs-dames... Sémiramis, plus vite... On te donnera bien un coup de main...
  LA VIEILLE
  Pardon... pardon... bonjour, Madame... Madame... Monsieur... Monsieur... oui, oui, les chaises...
  LE VIEUX, tandis que l’on sonne de plus en plus fort et que l’on entend le bruit des barques heurtant le quai tout près, et de plus en plus fréquemment, s’empêtre dans les chaises, n’a presque pas le temps d’aller d’une porte à l’autre, tellement les sonneries se succèdent vite.
  Oui, tout de suite... as-tu mis ton tricot? oui, oui... tout de suite, patience, oui, oui... patience...
  LA VIEILLE
  Ton tricot? Mon tricot?... pardon, pardon.
  LE VIEUX
  Par ici, Messieurs-dames, je vous demande... je vous de... pardon... mande... entrez, entrez... vais conduire... là, les places... chère amie... pas par là... attention... vous mon amie?...
  Puis, un long moment, plus de paroles. On entend les vagues, les barques, les sonneries ininterrompues. Le mouvement est à son point culminant d’intensité. Les portes s’ouvrent et se ferment toutes a présent, sans arrêt, toutes seules. La grande porte du fond reste fer­mée. Allées et venues des vieux, sans un mot, d’une porte à l’autre; ils ont l’air de glisser sur des roulettes. Le vieux reçoit les gens, les accompagne, mais ne va pas très loin, il leur indique seulement les places après avoir fait un ou deux pas avec eux; il n’a pas le temps. La Vieille apporte des chaises. Le Vieux et la Vieille se rencontrent et se heurtent, une ou deux fois, sans  interrompre le mouvement. Puis, au milieu et au fond de la scène, le Vieux, presque sur place, se tournera de ouche à droite, de droite à gauche, etc., vers toutes s portes et indiquera les places du bras. Le bras bou­gera très vite. Puis, enfin, la Vieille s’arrêtera, avec une chaise à la main, qu’elle posera, reprendra, reposera, faisant mine de vouloir aller elle aussi d’une porte à l’autre, de droite à gauche, de gauche à droite, bou­geant très vite la tête et le cou; cela ne doit pas faire tomber le mouvement; les deux vieux devront toujours donner l’impression de ne pas s’arrêter, tout en restant à peu près sur place; leurs mains, leur buste, leur tête, leurs yeux j’agiteront, en dessinant peut-être des petits cercles. Enfin, ralentissement, d’abord léger, progres­sif, du mouvement : les sonneries moins fortes, moins fréquentes; les portes s’ouvriront de moins en moins vite; les gestes des Vieux ralentiront progressivement. Au moment où les portes cesseront tout à fait de s’ouvrir et de se fermer, les sonneries de se faire entendre, on devra avoir l’impression que le plateau est archiplein de monde‘.
  LE VIEUX
  je vais vous placer... patience... Sémiramis, bon sang...
  LA VIEILLE, un grand geste; les mains vides.
  Il n’y a plus de chaises, mon chou. (Puis, brusquement, elle se mettra à vendre des programmes invisibles dans la salle pleine, aux portes fermées.) Le programme, demandez le programme, le programme de la soirée, demandez le programme!
  LE VIEUX
  Du calme, Messieurs, Mesdames, on va s’occuper de vous... Chacun son tour, par ordre d’arrivée... Vous aurez de la place. On s’arrangera.
  LA VIEILLE
  Demandez le programme! Attendez donc un peu, Madame, je ne peux pas servir tout le monde à la fois, je n’ai pas trente-trois mains, je ne suis pas une vache... Monsieur, ayez, je vous prie, l’amabilité de passer le programme à votre voisine, merci... ma mon­naie, ma monnaie...
  LE VIEUX
  Puisque je vous dis qu’on va vous placer! Ne vous énervez pas! Par ici, c’est par ici, là, attention... oh, cher ami... chers amis...
  LA VIEILLE
  ...Programme... mandez gramme... gramme...
  LE VIEUX
  Oui, mon cher, elle est là, plus bas, elle vend les programmes,... il n’y a pas de sots métiers... c’est elle... vous la voyez? ... vous avez une place dans la deuxième rangée... à droite... non, à gauche... c’est ça! ...
  LA VIEILLE
  ...gramme... gramme... programme... demandez le programme...
  LE VIEUX
  Que voulez-vous que j’y fasse? Je fais de mon mieux! (A des invisibles assis.) Poussez-vous un petit peu, s’il vous plaît... encore une petite place, elle sera pour vous, Madame... approchez. (Il monte sur l’estrade, obligé par la poussée de la foule.) Mesdames, Messieurs, veuillez nous excuser, il n’y a plus de places assises...
  LA VIEILLE, qui se trouve à un bout opposé, en face du Vieux, entre la porte n° 7 et la fenêtre.
  Demandez le programme... qui veut le programme? Chocolat glacé, caramels... bonbons acidulés... (Nepouvant bouger, la Vieille, coincée par la foule, lance ses programmes et ses bonbons au hasard, par-dessus les tètes invisibles.) En voici! en voilà!

LE VIEUX, sur l’estrade, debout, très animé,il est bousculé, descend de l’estrade, remonte, redescend, heurte un visage, est heurté par un coude, dit.

  Pardon... mille excuses... faites attention...
  Poussé, il chancelle, a du mal à rétablir son équilibre, s’agrippe à des épaules.
  LA VIEILLE
  Qu’est-ce que c’est que tout ce monde? Programme, demandez donc le programme, chocolat glacé.
  LE VIEUX
  Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, un instant de silence, je vous en supplie... du silence... c’est très important... les personnes qui n’ont pas de place assise sont priées de bien vouloir dégager le passage... c’est ça... Ne restez pas entre les chaises.
 


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